Géographie

Le Burkina Faso est un pays enclavé d’Afrique de l’Ouest. La province du Ganzourgou où nous avons nos partenaires est l’une des 45 provinces que compte le pays. Elle est située dans la région du plateau central et son chef lieu Zorgho est situé à 110 km à l’est de la capitale Ouagadougou.

Climat :
Le climat se résume à deux saisons contrastées, une saison humide (juin à septembre) et une saison sèche (octobre à mai), caractérisée par un vent prédominant qu’est l’Harmattan et un pic des températures pouvant atteindre 45°à l’ombre en mars et avril contre 19° en décembre, janvier.

Sol et relief :
L’altitude moyenne de la province est de 400 mètres. Les trois quarts du pays sont constitués par une plaine parsemée de petites collines. Par endroits, des roches granitiques semblent tombées du ciel donnant au paysage des allures lunaires.

Hydrographie :
La pluviométrie varie entre 500 et 700 mm par an avec une très mauvaise répartition dans le temps et dans l’espace. La province est parcourue par le fleuve Nakambé (un des trois que compte le pays). Le reste est parcouru par de petits affluents sur lesquels deux micro barrages maraîchers et rizicoles ont pu être réalisés. De façon générale les potentialités en eau sont très faibles à cause de la faiblesse des réserves en eau souterraine et de surface.

Population :

La province compte 272 565 habitants. Les jeunes de moins de 20 ans représentent 60 %. Les principaux groupes ethnolinguistiques de la province sont : les Mossi (93%), les Peulh (6%) et les Bissas (1%).

Habitat :

On distingue plusieurs types d’habitats : les cases rondes traditionnelles, les maisons en banco avec toitures en tôle et les maisons en parpaings de ciment à toiture en tôles également. Le type le plus répandu dans la province est la case ronde traditionnelle en banco avec un toit de paille (chaume) car reflétant le niveau de vie du plus grand nombre.

L’artisanat et la culture :

Sur le plan artisanal, il existe des tisseuses modernes, des teinturiers modernes et traditionnels, des forgerons, des tisserands de même que des vanniers. Sur le plan culturel, la province est l’une des plus riches car abritant les deux meilleures troupes de danse traditionnelle warba de l’ethnie majoritaire (les mossis) et le meilleur chanteur traditionnel du moment. Toutes les coutumes ancestrales subsistent et à la moindre occasion (heureuse ou malheureuse) le rituel coutumier (danse, son et chant) est exécuté.

La santé :

L’espérance de vie est de 49 ans. La mortalité infantile est de 111,7‰ tandis que la mortalité juvénile est de 79,4‰. L’état de santé général est marqué par la précarité et une multitude de pathologies dont prédominent les maladies infectieuses et parasitaires telles le paludisme, les infections respiratoires, les dermatoses et les diarrhées. La province connaît également chaque année de foudroyantes épidémies de méningites (cérébro-spinale avec un taux de décès avoisinant 10%), mais aussi la rougeole, le choléra, la fièvre jaune et depuis un an la fièvre typhoïde. Il est à noter que le VIH/SIDA sévit également avec un taux général de 7% mais en stagnation depuis 2002 grâce aux différentes campagnes de sensibilisation, de prévention et de lutte anti sida.

La situation en infrastructures n’est guère meilleure : Un centre médical à Zorgho avec bloc opératoire pour toute la province, un chirurgien, un médecin-chef, un pharmacien, un anesthésiste, des infirmiers et une sage femme. 29 dispensaires au total avec 29 infirmiers, soit 1 pour 9400 personnes.

L’éducation :

Au niveau du primaire, la moyenne provinciale est de 32% contre 39,3% nationale et 42% pour l’Afrique sub-saharienne. La nouvelle politique du CP1 gratuit pour toutes les filles est une discrimination positive manquant de soutien s’il n’y a pas de mesures d’accompagnement après la première année. Les zones urbaines connaissent les taux les plus élevés : 56% au chef-lieu contre 9 à 17% en périphérie. 25% des filles sont scolarisées contre 46,7% pour les garçons.

Au niveau secondaire, la province compte deux lycées et cinq collèges dont un privé. Mais le taux de scolarisation chute à 8,78% contre 12,74% en moyenne nationale. Au niveau supérieur, une seule université nationale existe à Ouagadougou ainsi qu’une université technique à Bobo Dioulasso. Concernant l’éducation non formelle, il existe des centres d’alphabétisation. Le taux est de 19% contre 30% au niveau national.

Contraintes au développement :

De manière générale, les activités d’agriculture et d’élevage connaissent des entraves sérieuses à leur développement. Ce sont entre autres :

– L’irrégularité des pluies, leur mauvaise répartition.
– Le manque d’ouvrages de maîtrise (barrages…).
– La baisse de la fertilité organo-chimiques des terres cultivées.
– L’analphabétisation des populations.
– L’extrême pauvreté de la majorité de la population (56,1% vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est à dire avec moins d’un dollar US par jour).